Déçus par le manque de visibilité sur le Mont Bromo, nous continuons néanmoins notre route vers Bali. Comme d’habitude, le transport est plus long que prévu mais nous partageons
nos vicissitudes avec 3 Thaïlandais fort agréables. L’un d’eux est atteint du même syndrome que Cédric, à savoir tester tout ce qui se mange et se vend sur le bord de la route. Au final, on
se retrouve avec 3 boîtes de « Tape », sorte de racine fermentée, avec une odeur de chaussette rance. C’est un peu les « Bronzés font du ski », on teste les
spécialités locales quoi ! Bref, ça empeste mais comme dit le vendeur, ce sera encore meilleur dans 2 jours… Ca promet !!! Nous arrivons sur Denpasar vers 23h et il
nous faut trouver une chambre sur Kuta, il faut dès lors négocier ferme le transport. On part donc en Bémo Privé pour LA ville touristique, Kuta. Mais qui ne pourrait résumer à elle
seule Bali.
Bali se distingue du reste de l’Indonésie par sa religion : Bali est hindouiste alors que le reste de l’archipel est majoritairement musulman. Offrandes, temples, cérémonies
sont omniprésents. Trônent des odeurs d’encens, de fleurs séchées ou du riz sur des paniers de feuilles de bananier sur les autels, devant les maisons, les magasins, les trottoirs…un peu partout
en fait. Et chaque Balinais répète ce rituel tous les matins et soirs. 
Culinairement aussi, Bali se démarque de l’ensemble du pays. Le Nasi ou Mie est toujours la base du plat mais c’est le cochon qui trouve sa place dans l’assiette. Le
baby guling, cochon grillé s’exhibe fièrement sur les étales des Warungs, sacré pied de nez (de cochon… fallait le faire) en pays musulman.
Kuta, célèbre pour sa plage et ses spots de surf, est LA station balnéaire par excellence. Nous arrivons en pleine saison de 31 décembre, et elle dure presque une semaine ou l’on
fête tous les soirs cette nouvelle année 2008 dans les bars (nombreux) des ruelles de Kuta. Ca fait un peu vieux jeu, mais on préfère s’éclipser dans les terres pour trouver un Bali plus
authentique, direction Ubud à 30 km. Ubud n’en est pas moins touristique mais l’ambiance y est moins « Ibiza ». Toutefois, les marchandes de sarongs parlementent en dollars
avec les Japonais, ce n’est donc pas ici que nous ferons des affaires à coup sûr ! Ubud a tout pour plaire : un ensoleillement plus important que sur la côte, des hébergements de
qualité… On a d’ailleurs trouvé une perle rare : une chambre propre et calme, un petit dej’ frugal et une maitresse de maison aux petits soins pour… 2.5 € le tout, EXCEPTIONNEL ! Ubud
est surtout un point de départ pour parcourir les routes de Bali à travers les rizières. Sûrement les plus belles que nous ayons vues. Des dégradés de verts à perte de vue. Nous avons
l’impression que chaque heure de la journée nous propose une teinte différente. On ne s’en lasse toujours pas. 
Nous arpentons à moto la partir Est de l’île, du volcan Batur et son lac jusqu’aux plages de Tulamben où nous posons nos sacs 2 jours. Nous passons aussi par des plages de sable noir
purement somptueuses vers Candi Dasa. 
La côte est connue pour ses spots de plongée mais la particularité de Tulamben est d’offrir aux « snorkellers » que nous sommes une épave à seulement 30m de la plage et à 5 ou 6 m de
profondeur, accompagnée de coraux et poissons multicolores. Nous passons aussi par des villages disséminés aux alentours, se spécialisant sur des types précis d’artisanat : la taille de
pierre, de bois, sculptures, peintures… Le musée Neka retrace par ailleurs excellemment bien l’évolution de la peinture traditionnelle balinaise, ses influences occidentales avec des
peintres venus s’installer sur l’île. Un peu de culture tout de même avant de rentrer sur Kuta !!!
Seul le surf peut donner à Kuta un regain d’intérêt à nos yeux. Cela nous permet de nous remettre dans le bain avant l’Australie ! Les vagues sont plus impressionnantes
dans le bouillon que vues de la plage, comme toujours mais leur puissance toute relative permettent une bonne mise en jambes, et quelques bleus pour Débo. 
Il faut aussi prendre la moto pour tourner dans la péninsule balinaise où se trouvent des plages et des falaises pour les surfeurs (encore eux !). Il faut en effet pousser jusqu’à Uluwatu
pour se rendre compte du cadre et des lieux où ses beaux blonds bronzés se déchaînent, parce qu’ils sont tous australiens donc blonds, musclés et bronzés… Mais à Kuta ne circulent que de pâles et
mauvaises copies qui considèrent que le paraître est plus important que l’être, nous assistons donc à un concours de lunettes de soleil Beckam, short Billabong ou Quicksilver, torse nu souvent
peu avantageux (mais il y a tout de même de beaux spécimens) et raie des fesses ne demandant qu’à se monter plus au dehors. On prend un peu un coup de vieux, et finalement on se dit qu’au lieu de
voir de pâles copies, on a hâte de découvrir le vrai spécimen australien.
par debocedric
publié dans :
Indonesie
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