Lundi 25 février 2008
Nous traversons la Mer de Tasmanie et en seulement 3 heures nous arrivons en Nouvelle-Zélande, l’autre bout du monde, pour nous petits français. 12 heures de décalage et nous voici en pays des Kiwis, pas le fruit, mais l’oiseau, icone du pays et sobriquet amical des néo-zélandais. Imprégnés des images de Peter Jackson pour la trilogie du Seigneur des Anneaux, nous nous attendons à découvrir des paysages verdoyants et de vastes étendues isolées. Ce qui semble tout à fait probable avec une population de 4.1 millions d’habitants.
Arrivés donc à Auckland, 2 impératifs nous accaparent tout notre temps : 1- trouver une voiture en pleine saison touristique à un prix abordable et, 2- filer directement à Wellington au Consulat d’Inde pour faire nos visas dans les meilleurs délais. Apres avoir travaillé sur notre itinéraire, l’avoir tourné dans tous les sens suivant les propositions de locations, toujours pas de voiture en vue. C’est alors que nous bénissons Internet, qui
Avec ces impératifs, nous n’avons parcouru Auckland qu’au pas de course. Elle demeure, selon le guide de voyage, une des villes les plus chères au monde. Mais l’affluence touristique ne faiblit pourtant pas et la Nouvelle-Zélande (N-Z), forte de sa publicité hobbytienne (dans le langage Tolkien…), demeure une destination prisée. Même si, selon les routards rencontrés, les prix ont explosé depuis 2000, et continuent à augmenter. Pour faire économique, les dortoirs sont de plus en plus grands, 14 lits, record à battre. Nous quittons donc rapidement Auckland pour la capitale. Nous faisons tout de même halte vers Raglan et ses plages de surfeurs. C’est aussi notre premier choc : la luminosité, les couleurs, les paysages appellent à des stops permanents. Nous admirons quelques temps les surfeurs sur Manu Beach, connue comme la plus longue vague gauche.undefined
 Elle déroule effectivement tranquillement, laissant aux débutants le temps de se lever sur leur planche, et pour les plus chevronnés, un temps appréciable de glisse. La route longeant la côte ouest nous laisse bouche-bée ; on a déjà envie de se poser, louer une planche et s’arrêter là ! Impossible, visas Indiens obligent, nous continuons donc vers Wellington. Une bonne surprise nous y attend ! Le consulat est très efficace. On nous propose une semaine de délai, avec les formalités pour les zones soumises à permis spéciaux, telles Sikkim et certains lieux bouddhiques. Nous partons donc rassurés en quête de paysages sur l’Ile du Nord. Apres cette escale administrative, on démarre vite la Nissan pour une destination inconnue. En fait
Nous devons quitter cette ambiance anachronique pour nous rapprocher du Tongariro National Park, point d’orgue de notre boucle dans l’ile du Nord. Une petite halte sur le bord du lac Taupo afin de préparer les provisions pour la randonnée en autonomie. Pour faire simple comme toujours
, quoi que l’on en pense, n’est pas toujours aussi « à la page » que cela. Une petite agence de location de voiture a laissé sur Internet les prix-Basse Saison, encore valides : nous nous empressons donc de la réserver avec notre carte bancaire. Le lendemain, l’agence ouvre des grands yeux étonnés devant le fabuleux prix obtenus sur le web. Refusant tout d’abord d’en tenir compte, nous arguons que le contrat est établi par la réservation carte bancaire. Apres négociations, nous obtenons une voiture vieux modèle à un prix raisonnable pour les 2 parties. Une première chose de réglée, nous partons immédiatement sur l’asphalte néo-zélandais, en direction de Wellington. Les délais donnés par le consulat Indien sur Internet sont longs et pourraient nous bloquer plus que nécessaire. De la diligence des services consulaires dépend notre itinéraire futur., Cédric a déjà une petite idée du thème des prochains jours : Dégustation de vins. Nous partons pour la côte-est et son Wine Trail. On plante notre tente dans des parcs regionaux peu coûteux ou dormons dans la Nissan Backpackers. Une première dégustation, près de Masterton, nous laisse découvrir des blancs assez savoureux : Riesling, Chardonnay, Sauvignon…undefined
Mais l’opportunité nous arrive de Waipukurau où nous débarquons tout juste pour une… foire aux vins ! Cédric se voit pousser des ailes et des grappes de raisins. Pour ceux qui le connaissent un peu, il ne manquerait pas une foire aux vins sur Blois, alors là, en N-Z, c’est un nouveau challenge. Nos 2 verres à dégustation en poche, nous partons à l’assaut des exposants. Je restreins ma consommation, capitaine de soirée oblige (et oui, je conduis une automatique, et à gauche, tout arrive…). On nous réserve un accueil chaleureux, dans un vieil hippodrome, plus ambiance Texas que Prix de Diane. Chaque exposant est heureux de faire connaître leurs vins à de petits Frenchies que nous sommes. Un excellent week-end en perspective qui se terminera un plus au nord, vers Napier, dans la baie de Cape Kidnappers. Là encore, les plages de la côte-est sont plus belles les unes que les autres. A Océan Beach, petite bourgade près d’Havelock North, on pourrait y rester jusqu'à… non, y rester tout court, tellement le cadre et la douceur de vivre, la luminosité incitent à la contemplation. Quelques kilomètres plus au nord, le sable roux d’Océan Beach laisse sa place à des gravillons gris-noirs, qui tranchent avec un océan Pacifique bleu-vert. A Napier, nous arrivons en plein festival Art Déco. On fait une courte halte sur un marché de produits du terroir, comme l’on dirait chez nous. Ici c’est un Farmer’s Market, assez huppé, loin de nos fermiers. Mais l’on peut déguster toutes les produits vendus. Nous découvrons enfin l’esplanade de Napier remplies de voitures des 20’s-30’s, toutes plus « polishées 
» les unes que les autres, en plein Gatsby Pic-Nic. Un saut de 80 ans en arrière. Toute la population joue le jeu et se costume d’époque pour l’occasion. undefined
Chacun se réunit en petit comité sous des ombrelles, prépare un chic pique-nique, y rajoute de vieux gramophones pour les plus puristes. Un groupe entonne des refrains d’époque. Cette fête rappelle que la ville de Napier fut totalement détruite lors d’un tremblement de terre en 1931. Elle fut donc reconstruite et les rues principales de la ville ont gardé cette architecture entretenue. Le plus impressionnant reste sûrement le nombre de voitures de collection, retapées, rénovées et en parfait état de marche.
, nous prenons la plus longue boucle sur la Northern Track en temps minimum car nos visas nous attendent sur Wellington, ainsi que le ferry pour Picton. Nous démarrons par la Ketetahi Track pour y revenir dans 3 jours, après avoir parcouru 63 km. 
undefinedNous sommes assez chargés mais motivés et en quête d’efforts physiques. Les paysages que nous traversons sont époustouflants. Nous circulons dans une région volcanique (dernière éruption du Mt Ruaupehu en 1996). Nous tentons de tenir un rythme soutenu avec des moyennes de 7h par jour (et une journée à près de 9h de marche !!!). Cela reste néanmoins une randonnée abordable mais où les kilos du sac à dos comptent. Après une première nuit en camping sauvage, avec lever de soleil sur le Mt Ngauruhoe splendide, nous marchons dans les traces du Mordor, dans le
Seigneur des Anneaux.undefined
 
Un souvenir impérissable et très impressionnant. Nos pieds aussi s’en souviendront !
par debocedric publié dans : Nouvelle-Zelande
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